Milius (2013) / Joey Figueroa & Zak Knutson

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Documentaire sur la vie et l’œuvre de John Milius raconté par le gratin d’Hollywood (Spielberg, Scorsese, Eastwood, Stone, Mann, Lucas, Coppola, Singer, Murch etc…) et par ses enfants.

Balayant toute la carrière du Milius scénariste et réalisateur, ce documentaire dresse le portrait d’un électron libre à Hollywood et devient franchement émouvant dans son dernier tiers consacré à sa nouvelle vie après son AVC.

Aussi passionnant que cette figure atypique.

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F.I.S.T (1978) / Norman Jewison

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L’ascension d’un ouvrier (Sylvester Stallone, très bon) au sein d’un syndicat de chauffeurs de camions et ses compromissions avec la mafia.

Premier scénario de Joe Eszterhas porté à l’écran, F.I.S.T n’est pas qu’un film engagé. Très librement inspiré de la vie de Jimmy Hoffa (que Danny DeVito adaptera en 1992) le film de Jewison retrace le parcours d’un homme qui choisit de se compromettre afin de faire triompher ses idées.

Avec intelligence, les auteurs opposent les ouvriers, immigrés d’Europe de l’Est, à des patrons aux origine anglo-saxonnes prononcées. Ce n’est pas un hasard non plus si le syndicat s’allie à la mafia italienne.

La reconstitution et la direction artistique sont très soignées soutenues par une splendide photo de László Kovács et une très belle partition de Bill Conti.

Jewison signe une mise en scène efficace en totale adéquation avec son sujet.

Une réussite.

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An Alan Smithee Film (1997) / Arthur Hiller

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Un faux documentaire racontant comment un réalisateur (Eric Idle) disparu avec la seule copie existante d’un futur blockbuster réunissant Sylvester Stallone, Jacki Chan et Whoopi Goldberg 5 jours avant sa sortie.

Le film doit son titre au fameux Alan Smithee qui est le pseudonyme utilisé par un réalisateur qui ne veut pas signer de son vrai nom un film qu’il désavoue. L’ironie de l’histoire veut que Arthur Hiller qui a signé ce film fit retirer son nom du générique suite à des désaccords avec Joe Eszterhas, scénariste et coproducteur du film.

Il faut dire que ce joyeux bordel fut porté par un Eszterhas sûr de son fait et se révéla être un énorme bide.

Le film est une satire au vitriol du Hollywood des années 90 et surtout un règlement de comptes, voulu par Eszterhas, avec les executive des studios et Michael Ovitz en particulier. Ça part malheureusement dans tous les sens et les quelques bonnes idées sont noyées par le n’importe quoi de l’ensemble.

On sauvera des cartons de présentation des personnages plutôt drôles, des caméo sympathiques (Stallone, Goldberg, Chan, Weinstein, BB Thornton, Robert Shapiro, Shane Black et même Naomi Campbell) et certaines séquences savoureuses.

Le film fait beaucoup penser à « Bullworth » dans la forme et le parcours du personnage principal.

Bref c’est du n’importe quoi mais ça se laisse voir.

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Haute sécurité (1989) / John Flynn

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Emprisonné pour un délit mineur, Stallone est subitement transféré dans l’établissement disciplinaire du terrible Drumgoole (Donald Sutherland, tout en rictus). Ce dernier veut lui faire payer l’humiliation qu’il eu à subir quand Franck s’échappa de sa prison.

A la fin des années 80, le héros américain redevient humain et ce film en est le parfait exemple. C’est un festival d’humiliations pour un Stallone, totalement maso, qui passe les 3/4 du film à subir divers sévices sans jamais broncher.

Sutherland en gardien d’une prison métaphore de l’enfer en fait des caisses et que dire de sa première apparition sous une lumière rouge si ce n’est qu’elle est vraiment too much.

Flynn signe une mise en scène nerveuse pour cette sorte de best of, ultra violent, des films de prison.

Efficace malgré son script cousu de fil blanc.

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Last Action Hero (1993) / John McTiernan

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Jack Slater (Arnie) héros de films d’action est l’idole de Danny. Grâce à un ticket de cinéma magique (sic) ce dernier traverser l’écran pour vivre les aventures de sa star préférée.

Ce fut un film ultra ambitieux pour McT et un méga bide dans les salles. Il faut dire qu’il y a un gros problème de ton entre le film d’action pur et dur et la comédie plutôt ratée.

Alors oui il y a une mise en abime qui aurait pu être intéressante, oui il y a une tonne de caméos assez rigolos (Sharon Stone et le T1000 qui sortent d’un commissariat, Stallone acteur principal de « Terminator 2 » etc.), oui la séquence de Hamlet assez rigolote mais tout ça est bien léger face au grand n’importe quoi du film qui est en plus assez chiant.

Un ratage.

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Expendables 2: unité spéciale (2012) / Simon West

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Un festival de dialogues foireux et de dégommages à la pelle.

Les « acteurs » ne cessent de faire des clins d’œil à leur filmo et c’est super lourd.

Certes le rassemblement d’action stars est impressionnant mais encore eusse t’il fallu avoir un scénario digne de ce nom et un metteur en scène derrière la caméra.

Bon Van Damme est quand même hyper cool.

A oublier.

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Rambo (1982) / Ted Kotcheff

Ted Kotcheff réalise un film formidable superbement éclairé par Andrew Laszlo et porté par la magnifique musique de Jerry Goldsmith .

Métaphore de la guerre du Vietnam et de ses conséquences aux Etats Unis, Rambo, machine de guerre se retrouve rejeté par le pays pour lequel il s’est battu.

Une œuvre brillante portée par un Stallone au meilleur de sa forme et qui vaut bien plus que certaines de ses suites.

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Rambo II: La mission (1985) / George P. Cosmatos

Sur une histoire de James Cameron (si, si) le regretté Cosmatos signe le grand film d’action qui redéfinira les codes du genre.

Sublimement éclairé par l’immense Jack Cardiff (The Red Shoes, Under the Capricorn, The Vikings, The Barefoot Contessa etc.) un Stallone plus monolithique que jamais refait la guerre du Vietnam pour y trouver sa rédemption.

Superbement réalisé, ultra efficace, un film qui vaut bien plus que sa réputation de soit disant pamphlet pro Reagan.

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Rambo III (1988) / Peter MacDonald

Commencé par l’éphémère Russel Mulcahy (remember « Highlander ») qui a tourné la plupart des scènes de l’attaque du camp Russe, ce troisième opus se distingue par sa volonté de faire plus : plus de muscles pour Sly, plus de figurants, plus de budget et des cheveux bien plus longs aussi pour Stallone ;o).

Parsemé de répliques d’un humour foireux, Rambo III se perd en Afghanistan et devient une caricature de lui même.

Un bon gros nanar dont on ne sauve que le score de Goldsmith évidemment.

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