Représailles (1985) / Sean S. Cunningham

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A la suite du décès accidentel de leurs parents, un frère et sa sœur sont recueillis par un oncle. Ils deviennent vite la cible d’une bande de voyous.

Après le succès de « Vendredi 13 » , Cunningham réalisait ce drôle de film qui mélange allègrement le drame, le film d’horreur et le thriller.

Le film se suit sans déplaisir mais est globalement assez mal foutu et la promesse d’une sorte de revenge movie avec des adolescents n’est jamais vraiment tenue.

Sinon on y retrouve de jeunes débutants nommés Eric Stoltz et James Spader.

Une curiosité.

CAB

La Neuvième Configuration (1980) / William Peter Blatty

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Un colonel (Stacy Keach) prend le commandement d’un château qui sert d’asile psychiatrique pour militaires traumatisés par la guerre du Vietnam.

Blatty considère que ce film est la vraie suite de « l’Exorciste », pourtant cette configuration est loin d’avoir le génie du film de Friedkin et n’est pas du tout un film fantastique (dans tous les sens du terme).

Totalement hystérique dans ses deux premiers tiers, Blatty se contente d’enchainer les numéros d’acteurs en folie (sic) récitant des répliques de films célèbres (« tu l’as vue ma cinéphilie coco ») devant un Stacy Keach amorphe.

Le dernier tiers bascule dans le thriller psychologique et est censé révélé une surprise que le spectateur, un tant soit peu observateur, aura vu venir depuis longtemps.

On sauvera la grandiose photo de Gerry Fisher et quelques séquences oniriques assez belles.

Un beau ratage.

CAB

Creepshow (1982) / George A. Romero

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Romero adapte avec Stephen King au scénario le fameux comic book éponyme qu’ils ont eux mêmes créé.

Bon c’est un film totalement culte mais cela n’empêche pas qu’il soit très inégal.

Les scénarios de King sont plutôt sympathiques et efficaces mais pas tous du même niveau. On retiendra surtout l’épisode « The Crate » aussi drôle que terrifiant.

Romero filme avec beaucoup d’inspiration en jouant avec les codes de la bd et c’est très réussi.

Les effets de Tom Savini sont parfaits tout comme l’excellente musique de John Harrison et le casting est ultra savoureux avec Leslie Nielsen, Hal Holbrook, Adrienne Barbeau, Ed Harris et Ted Danson et Stephen King himself.

Sympathique.

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Maniac Cop (1988) / William Lustig

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Un policier serial killer sévit dans les rues de New York. Comment l’arrêter ?

La fine fleur de la série B des 80’s (Larry Cohen, William Lustig et James Glickenhaus) se réunit pour ce polar versant dans la petite bande horrifique.

Bon c’est juste un banal psycho killer dans lequel le psychopathe est remplacé par un policier. Ce qui aurait pu être une bonne idée ouvrant des pistes thématiques intéressantes n’est pas du tout exploitée par le réalisateur qui se contente du service minimum.

Les meurtres ne sont même pas originaux et la mise en scène est paresseuse (à part un flashback plutôt bien fichu).

On a juste le plaisir de voir Bruce Campbell, Jake LaMotta, Sam Raimi et le terrifiant Robert Z’Dar dans le rôle titre.

Pas terrible.

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L’arme fatale (1987) / Richard Donner

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Les aventures de Mel Gibson et Danny Glover contre de méchants trafiquants de drogue et accessoirement anciens membres des forces spéciales au Vietnam.

Une fois de plus, l’Amérique panse ses plaies du Vietnam et Donner et Shane Black réinventent le buddy movie dans ce film qui fut une date. Souvent copié, jamais égalé ce premier opus est une réussite totale.

Dès la géniale séquence d’introduction on sait qu’il y a derrière la caméra un véritable auteur qui ne se contentera pas de remplir un cahier des charges. A ce titre, on peut aussi citer la première scène avec Gibson qui dit quasiment tout sur le personnage.

Les deux héros ne sont pas des coquilles vides mais de vrais personnages attachants.

Et Gary Busey en Mr Joshua c’est culte.

Une réussite qui vieillit très, très bien.

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Fog (1980) / John Carpenter

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Antonio Bay a été fondée sur un crime tout comme l’Amérique et John Carpenter arrive à rendre un nuage de fumée flippant.

Science de la mise en scène, photographie sublime signée Dean Cundey, citations et clins d’œil à gogo (un personnage se nomme Dan o’Bannon, un autre est le Dr Phibes…), apparition savoureuse de Carpenter himself en sonneur de cloches, un trio d’actrices formidables (Janet Leigh, Jamie Lee Curtis et Adrienne Barbeau) tout cela fait de « The Fog » un classique du genre et bien plus encore.

CAB