Le grand chantage (1957) / Alexander Mackendrick

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Un éditorialiste sans scrupules demande à un publicitaire, en mal de reconnaissance pour ses clients, d’éloigner, par tous les moyens, sa sœur de son musicien d’amoureux.

Porté par le duo impérial Burt Lancaster (redoutable en frère incestueux) et Tony Curtis, le film de Mackendrick vaut beaucoup pour le cynisme qu’il déploie et ses personnages prêts à tout pour le doux parfum du triomphe comme l’indique son titre original.

Se déroulant uniquement durant la nuit, magnifiquement éclairée par le légendaire James Wong Howe, ce grand chantage est une réussite pas forcément à la hauteur de son excellente réputation un peu exagérée à mon goût.

Vraiment pas mal.

CAB

L’Étrangleur de Boston (1968) / Richard Fleischer

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La traque du fameux étrangleur de Boston qui sévissait au début des années 60.

Richard Fleischer n’était pas qu’un simple « yes man » et le prouve avec ce génial film.

Sa mise en scène inspirée (notamment son utilisation révolutionnaire, et totalement justifiée, du split screen ) et un Tony Curtis prodigieux (sa première apparition dans le film est saisissante) dressent le portrait d’une Amérique malade au moment de l’assassinat de Kennedy.

Ultra top.

CAB

Les Vikings (1958) / Richard Fleischer

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L’histoire de deux frères (Kirk Douglas et Tony Curtis), qui ne savent pas qu’ils le sont, tous les deux épris de la même femme (Janet Leigh) mais pas que …

C’est un film absolument génial où le héros n’est pas forcément celui que l’on croit. Un film dur et violent, psychologiquement très fort où le viol est un acte fondateur.

Fleischer prouve qu’il n’est pas un simple yes man mais un grand metteur en scène (la course sur les rames ou le superbe duel final sur le toit d’une chapelle) et en plus il bénéficie ici d’un scénario absolument génial de Calder Willingham (« Paths of Glory », « One-Eyed Jacks » , « The Graduate » , « Little Big Man » etc.).

C’est ultra dense, bourré d’idées (les mutilations parallèles de Douglas et Curtis, la mort du méchant expédiée, Curtis et Borgnine dans la séquence de la fosse… ) et très documenté.

Bref c’est formidable.

CAB

Rosemary’s Baby (1968) / Roman Polanski

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Guy et Rosemary Woodhouse (John Cassavetes et Mia Farrow superbes) emménagent dans un immeuble qui aurait abrité des sorciers …

Polanski adapte avec brio l’excellent roman de Ira Levin et signe une brillante métaphore de la grossesse mais aussi un vrai film de terreur.

En jouant sur les deux tableaux (Polanski ne choisissant pas si ce que voit Rosemary est vrai ou non) le réalisateur signe un film à la fois drôle et terrifiant où l’ambiguïté plane de bout en bout.

Les performances des acteurs sont toutes jubilatoires (mention au génial couple Castevet (Ruth Gordon et Sidney Blackmer) de si délicieux petits vieux) et la mise en scène de Polanski aussi belle qui discrète.

Pour finir on citera l’anthologique séquence de fin qui est un très grand moment de cinéma.

CAB

Winchester 73 (1950) / Anthony Mann

Western du grand Anthony Mann au scénario habile qui relate les pérégrinations d’une galerie de personnages qui se transmettent une carabine maudite.

Mann greffe à ce postulat une histoire de vengeance beaucoup plus complexe qu’il n’y parait.

James Stewart, Shelley Winters, Rock Hudson et un petit jeune dénommé Tony Curtis sont parfaits.

Un très bon western.

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Spartacus (1960) / Stanley Kubrick

Dalton Trumbo au scénario, Saul Bass au générique, Kubrick derrière la caméra : trio gagnant pour un grand film politique au formidable casting.

Les scènes de foule sont  impressionnantes (et sans trucages numériques) sans parler du mémorable travelling sur les cadavres après la bataille.

 

CAB