Damien, la malédiction II (1978) / Don Taylor

Damien Thorn poursuit son ascension dans ce second opus.

Alors que le premier opus avait une ambition allant au delà du film de genre, cette suite ressemble plus à un slasher avec ses meurtres plutôt créatifs (l’ascenseur notamment).

Les questionnements de Damien sur son statut d’antéchrist sont malheureusement balayés beaucoup trop vite et la métaphore du passage à l’âge adulte n’est pas vraiment exploitée.

Don Taylor (qui a repris le film après que Mike Hodges ait été viré) assure le minimum syndical.

Néanmoins cet épisode se laisse regarder comme un petit plaisir coupable.

CAB

Network – Main basse sur la TV (1976) / Sidney Lumet

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Une chaine de télévision, qui vient de passer sous le contrôle d’un grand groupe, met à l’antenne un journaliste (Peter Finch oscarisé dans son dernier rôle) dépressif dans un rôle de nouveau prophète tandis qu’une jeune cadre aux dents très longues (Faye Dunaway oscarisée elle aussi) entame son ascension avec des concepts d’émissions révolutionnaires.

Lumet (sur un magnifique script du mythique Paddy Chayefsky) signe un chef d’œuvre prémonitoire sur la télévision d’aujourd’hui et dénonce une société où les chiffres et sondages priment sur l’humain, où même les pseudo-révolutionnaires négocient des contrats et des clauses de droit à l’image, où tout est possible pour obtenir le meilleur audimat.

La mise en scène est aussi grandiose que l’interprétation (outre Dunaway et Finch on retrouve William Holden, Robert Duvall et Ned Beatty dans une séquence d’anthologie).

Bref c’est absolument formidable.

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La horde sauvage (1969) / Sam Peckinpah

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Dès son générique Peckinpah annonce la couleur avec ses enfants cruels et ses cowboys vieillissants.

Un western magnifique sur l’amitié.

Dans le top 10.

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Le pont de la rivière Kwai (1957) / David Lean

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La première superproduction de Lean est une très grande réussite.

Dans un lieu sans règles Alec Guinness (grandiose) ira jusqu’au bout pour les faire respecter et rester fidèle à ses principes jusqu’à la mort.

Lean transcende le film de guerre avec cette épopée philosophique.

Remarquable.

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Boulevard du crépuscule (1950) / Billy Wilder

Un scénariste mort raconte ses derniers mois sous l’emprise d’une actrice has been. (procédé révolutionnaire à l’époque).

Wilder signe un portrait au vitriol de Hollywood avec son trio infernal d’acteurs (Gloria Swanson, William Holden et Erich von Stroheim).

De la visite au studio à la descente de l’escalier, le film est une pure merveille.

Les apparitions de Buster Keaton et Cecil B. DeMille sont savoureuses.

Magnifique.

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Deux hommes dans l’Ouest (1971) / Blake Edwards

 

Film atypique dans la filmographie de Edwards, ce western qui débute joyeusement pour changer de ton brutalement.

William Holden, Ryan O’Neal et Karl Malden font le lien entre les westerns classiques et ceux de Peckinpah sur une partition sublime de Goldsmith.

Une curiosité très réussie.

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