No Country for Old Men – Non, ce pays n’est pas pour le vieil homme (2007) / Joel et Ethan Coen

Un chasseur (Josh Brolin) trouve deux millions de dollars abandonnés, dans le désert, par des trafiquants de drogue qui se sont entre-tués. Malheureusement, pour lui, un tueur à gages (Javier Bardem) doit les récupérer.

A sa sortie, le film m’avait passablement énervé. Cette seconde vision n’altère pas beaucoup cette impression.

« No country … » est beaucoup trop bavard et surtout les Coen veulent absolument faire Auteur à tout prix quitte à frustrer le spectateur avec une fin en eau de boudin.

Alors oui la mise en scène est très belle, oui le personnage de Bardem terrifiant (et vraiment too much), oui le casting est fabuleux mais il me reste toujours un fort goût d’inachevé pour ce film qui aurait pu être juste dément.

Dommage.

CAB

Triple 9 (2016) / John Hillcoat

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Un groupe de policiers corrompus doit effectuer un casse pour le compte de la femme d’un parrain de la mafia russe.

Hillcoat s’embarque dans un polar très noir et à force de vouloir traiter beaucoup trop de sujets se perd en route à cause de ce scénario beaucoup trop touffu (il y a la matière pour 3 ou 4 films).

C’est dommage car sa mise en scène est redoutablement efficace et le film est visuellement somptueux.

Kate Winslet est (enfin) excellente dans un rôle de « marraine » juive russe avec l’accent et la choucroute sur la tête qui va bien.

Dommage.

CAB

Hunger Games: L’embrasement (2013) / Francis Lawrence

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C’est donc la suite de « Hunger Games » qui cartonne au box office.

En fait c’est quasi le même film que le précédent opus, seul le réalisateur change et malheureusement Francis Lawrence n’a pas le talent de Gary Ross.

L’action est terriblement poussive, la mise en scène sans grandes idées et on retrouve toujours ce côté totalement aseptisé du film (et surement des livres).

Le scénario est ultra prévisible de bout en bout et le côté hyper commercial de l’ensemble gâche les quelques bonnes idées.

Se laisse regarder sans plus (et en plus on ira probablement voir la suite).

CAB

Rampart (2011) / Oren Moverman

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David Brown (Woody Harrelson) est un flic raciste, coureur, misanthrope, corrompu qui se retrouve sous le feux des projecteurs après avoir tabassé le responsable d’un accident de voiture. C’est aussi et surtout la chronique  de la vie d’un flic vue par James Ellroy.

Le trio de « The Messenger » (Harrelson, Ben Foster et Moverman) se forme à nouveau et son association avec Ellroy avait tout pour nous faire saliver.

Hélas malgré un casting haut de gamme (Sigourney Weaver, Ned Beatty, Ben Foster, Robin Wright, Steve Buscemi, Anne Heche & Ice Cube génial dans un rôle de flic) cette longue ballade dans le quotidien d »un policier de LA se traine de bout en bout faute d’une véritable histoire.

On voit bien que Moverman délaisse tout aspect dramatique pour se concentrer sur l’aspect arty de son film et faire son Auteur (on dirait parfois du Winding Refn version « Only god … »)

Dommage c’est totalement raté et surtout chiant

CAB

Hunger Games (2012) / Gary Ross

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Je n’en attendais rien et bien c’est plutôt une bonne surprise.
La description d’un monde fasciste et soumis aux règles de la télé réalité est très réussie.

Gary Ross (réalisateur des excellent « Pleasantville » et « Seabiscuit » ) n’y est surement pas pour rien.

En revanche, le derniers tiers est assez raté avec ses concessions commerciales (et très grand public).

Pas mal.

CAB

Larry Flynt (1996) / Milos Forman

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La vie et l’œuvre (sic) du célèbre pornographe (Woody Harrelson tout en mâchoire) mais aussi (et surtout) son combat contre la censure et les puritains.

Entre biopic et film de procès, le film souffre de la prestation de Courtney love en roue libre (tout comme celle de Woody) et finalement c’est Edward Norton qui vole la plupart des scènes dans lesquelles il apparait.

Forman filme l’ensemble sans génie (il a fait beaucoup mieux), à part dans la très jolie séquence finale.

Pas mal.

CAB

La ligne rouge (1998) / Terrence Malick

Un immense film du guerre métaphysique mais pas que…

Malick est très grand.

CAB

2012 (2009) / Roland Emmerich

Spectaculaire bien sûr (et heureusement), mais 30 dernières minutes insupportables et grotesques.

Comme toujours avec Emmerich le chienchien survit et comme d’habitude il n’y a pas de réalisateur aux commandes du film.

Sans oublier une fin alternative dans les bonus qui vaut son pesant de cacahuètes.

CAB